=?iso-8859-1?Q?Re:_un_peu_de_fac=E9tie=2C_rien_de_tel_pour_animer_l'espri?=
=?iso-8859-1?Q?t_de_soeur_qbdn?=
poisson.soluble
poisson.soluble@infonie.be
Sun, 21 May 2000 14:53:43 +0200
je n'interpelle pas seulement th.th. mais le processus qui produit th.th. et
dont la liste fait partie (et qui me parait essentiel à comprendre pour
parvenir à une pratique réflexive, à même d'éviter de faire de l'Ardisson.
Digression : comme ardisson existe, il est inévitable qu'on interroge le
travail de th. th. en fonction de cette pratique là, ou en tout cas la
réception de ce travail parce que moi je n'en connais pas les intentions,
conscientes ou inconscientes, je suis de l'autre côté du médium qui produit
th. th. et je me demande naturellement si th. th. se produit -et alors il
faudrait le prouver en pratique- ou est produit)
Question féminisme : je voulais dire que la réaction de qbdn est
prévisible, légitime, compréhensible et appelle au minimum une clarification
du travail (par le travail). La réaction "sainte qbdn", réflexe, m'évoque, à
tort ou à raison, la levée de boucliers des (vrais) conservateurs au nom de
la (fausse) transgression, c'est pour ça que j'ai renvoyé sur Bruckner (de
même que j'ai tendance à renvoyer th. th sur ardisson, jusqu'à preuve du
contraire, c'est à dire sur Sollers etc., ce que j'assimile au parisianisme
faussement décadent et réellement, politiquement, conservateur : il y a un
espace de positions et l'une des questions les plus angoissantes est de se
demander où on se situe et dans quelle mesure on peut créer une nouvelle
position).
je suis née dans les années 70 et ne prétend pas récupérer des étendards
que
> j'aurais pas su tricoter moi-même,
> mais par contre comme j'ai étudié dans une école d'art et maintenant à la
fac,
> nombre de mes professeurs m'informent sur ces années-là vécues par eux et
> fructueuses pour leurs démarches
> ça fait partie de mes références, de ma formation, je ne la renie pas mais
il y
> en a d'autres
> j'ai quand même des opinions, ces années-là sont une nourriture mais il y
en a
> d'autres
Le problème c'est que les étendards sont là et qu'ils constituent les
"forêts de symboles" dans lesquelles notre génération a poussé : on peut
même dire sans trop prendre de risques que vu le conservatisme associé à la
position de professeur, que nous avons été volontairement abandonné dans
cette forêt pour nous empêcher de faire la généalogie de ceux qui tiennent
le devant des différentes scènes (et qui tendent à inverser les symboles)
----- Message d'origine -----
De : car(r)oline <carroline.hazard@free.fr>
À : <palais-tokyo@pleine-peau.com>
Envoyé : dimanche 21 mai 2000 13:45
Objet : Re: un peu de facétie, rien de tel pour animer l'esprit de soeur
qbdn
>
> bien, lorsque tu veux interpeller th.th., adresse toi plus directement à
lui
> c'est pas parce que je le connais que je partage toutes ses idées
> ni surtout que je suis lui, que nos travaux se confondent
> moi j'engage des collaborations avec des acteurs du monde de l'art
> parfois je m'immerge dans leur travail, en ce moment c'est Lizène
> j'appelle cette démarche "offres de service dans l'art contemporain"
> c'est mon sujet de thèse
>
> j'utilisais ce nom de "sainte-salope" en référence à un ancien travail à
moi
> (1994) envoyé sur olala quelques semaines plus tôt lors d'une discussion
sur le
> sexisme
> je suis née dans les années 70 et ne prétend pas récupérer des étendards
que
> j'aurais pas su tricoter moi-même,
> mais par contre comme j'ai étudié dans une école d'art et maintenant à la
fac,
> nombre de mes professeurs m'informent sur ces années-là vécues par eux et
> fructueuses pour leurs démarches
> ça fait partie de mes références, de ma formation, je ne la renie pas mais
il y
> en a d'autres
> j'ai quand même des opinions, ces années-là sont une nourriture mais il y
en a
> d'autres
>
> de plus je réagis toujours quand "les gens" disent des généralités: "les
> femmes", "mes soeurs", "les parisiens"
> c'est très réducteur, c'est une manière de ne pas regarder vraiment ce qui
se
> fait
>
>
> "poisson.soluble" a écrit :
>
> > Je ne parlais pas de ça du tout (je m'en fous : quant à vos clivages
> > parisiens techno je ne sais quoi, je ne me sens pas concerné, mais je
> > constate juste qu'en adoptant souvent des attitudes intellectuelles
> > anti-intellectuelles, vous reproduisez ce qui s'est toujours fait de
pire à
> > Paris et rend cette ville irrespirable). Je parlais sur l'attitude qui
> > consiste à renvoyer les progressistes au conservatisme (comme le fait
> > Bruckner), ce qui est très à la mode, et ceux qui commencent à trouver
Th Th
> > franchement répétitif, peu réflexif, et pour tout dire utilisant la même
> > stratégie que les chaines de télé pour faire de l'audience en feignant
> > d'être au second degré.
> >
> > Comme disaient les guignols à une époque :
> >
> > TF : du cul du cul du cul
> > France télé : du faux cul du faux cul du faux cul
> >
> > Ce qui est très années 70, c'est "formerly known as "sainte-salope"",
sorte
> > de récupération des combats des années 70 dont on s'autorise, sans
s'être
> > battu pour rien, pour tout justfier (et notamment la restauration de ce
> > contre quoi les combats importants ont été menés).
> >
> > Il n'est pas question de morale : il est question de dire à Th. Th. que
la
> > petite cour qui se construit autour de lui et qui lui donne de l'écho
(c'est
> > ça le pouvoir et c'est là-dessus qu'il doit travailler) et récuse, à sa
> > place, toute critique, mérite elle même le traitement qu'il a la
vélléité
> > d'infliger à certaine faune parisienne, parce qu'elle la reproduit (et à
> > vous lire en est sans doute le produit).
> >
>
>
> palais-tokyo \\ + qu'hier et bien - que demain
>