carte des crateurs d'oeuvres de bobig

rank rank@incident.net
Fri, 12 May 2000 11:45:35 +0200


* Une petite réponse et quelques remarques =

- quand on commence à argumenter cela devient intéressant.
- souvent des références au cinéma. Est-ce notre fantôme?
de quelle manière hante-t-il le net.art? En quoi le cinéma
est-il une forme unique et peut-être passagère de création
par rapport au public (peuple)? L'interactivité a-t-elle affaire
au peuple (projection) ou aux singularités (relation one to one
informatique + relation multiple sur le réseau). Quels sont
nos destinataires? Quelle est le mode de diffusion du net.art?
- division classique entre "je sais" et "j'ai vécu"  + sous culture
et grande culture = très français, il faudrait mélanger tout ça.

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----- Original Message -----
From: Th.Th. <thth@free.fr>
To: <palais-tokyo@pleine-peau.com>
Sent: Friday, May 12, 2000 10:58 AM
Subject: Re: carte des crateurs d'oeuvres de bobig


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>
> ----- Original Message -----
> From: [rank] <rank@incident.net>
> To: <palais-tokyo@pleine-peau.com>
> Sent: Thursday, May 11, 2000 11:23 PM
> Subject: Re: carte des crateurs d'oeuvres de bobig
>
>
> >
> >
> > ----- Original Message -----
> > From: Th.Th. <thth@free.fr>
> > To: <palais-tokyo@pleine-peau.com>
> > Sent: Thursday, May 11, 2000 11:07 PM
> > Subject: Re: carte des crateurs d'oeuvres de bobig
> >
> >
> > >
> > > Godard est un vieux crouton qui a fait son temps.
> >
> > * ah bon? je crois qu'on aurait tous à apprendre
> > sur la narration non-linéaire en revoyant régulièrement
> > "Nouvelle Vague" et quelques vidéos des 80's.
>
> >>>>> je me tape de la narration non-linéaire, je chie sur les films
> destinés aux initiés de la narration-alibi du discours.
> je préfère les films linéaires et de toute maniière Alain Resnais avait
tout
> dit avc "Je t'aime Je t'aime"  en 68 avec Jacques Stenberg comme
> scénariste - qui était un Houellbecq bien avant l'heure et qui est mon
pôte
> , il n'écrit plus depuis la mort de son ami Topor - et Rirsch comme
acteur.
> le dernier film non-linéaire c'est "lost high way" et j'en fais tous les
> jours de ces films : la nuit en rêvant.
>

* ok sur la 1ere partie de Lost Highway (qu'est-ce qui s'est passé avec la
2ème,
on dirait parfois du Tarantino)
Narration-alibi du discours. C'est parfois le cas chez jlg, mais dans
"nouvelle
vague", non. Et puis la relation entre les 2 est tjrs tendu (cf Resnais), le
moment
où le support (ici le cinéma), la narration et le discours deviennent
indiscernables.
Même chose pour le net.art : souvent bcp de discours mais pas nécessairement
là où on croit. Comment une net.installation tient-elle toute seule? Sans
discours
par exemple? Quelle est son mode de visibilité solitaire (cf flux
cybernétique + ouverture
fullscreen vs F. Madre)?

>
>
> > il m'emmerde
> > > Godard, je suis sur qu'il est n'est pas capable  d'arriver de se
mouvoir
> > > dans un monde virtuel, d'arriver au 1er niveau de Half Life .
> >
> > * je crois qu'on doit tous être un peu dépassé en ce domaine pas des
> gosses
> > de 10 ans
> > (ou parfois moins). non?
>
> >>>> actuellment, je préfère la compagnie de gamins à celle d'adultes. y
en
> a qui préfère les chiens....
> je crois que la capacité à se mouvoir, à explorer dans les jeux vidéos est
> primordiale pour la prochaine aliénation globale que je ne veux rater sous
> aucun prétexte (je vais au charbon) certaines personnes vont être
larguées,
> handicapées, faudra passer son permis d'existence virtuelle. je me
> débrouille pas trop mal mais je n'ai pas mon permis de conduire. les
gamins
> et les gamines de 10 ans sont dans la compulsion , pour çà que je les
> aime.... mon idole aujourd'hui c'est pas Deleuze, ni Godard c'est Pokemon.

* tout à fait d'accord sur l'importance des jeux vidéos.
* pas d'idole.

> >
> > Nous sommes  à
> > > l'êre de la compulsion.
> >
> > * oui, pq pas? j'en ai des tonnes comme cela: contamination,
> > complexification,
> > différenciation, cybernétisation, cryogénisation, etc.
>
> >>> compulsion suffit, le reste c'est du "remplissage" de tabloïds
> d'intellelectuels.

* je n'aime pas quand on globalise : "à l'ère..", "tout est...", etc.
Une époque est tjrs en retrait par rapport en elle-même, elle
a une réserve, quelque chose qui fait trembler les valeurs et
les signes, une monstruosité inanticipable.
La compulsion des jeux est liée à leur structure actuelle, et
en particulier aux jeux d'action, mais il en existe de plus
narratif et de moins cyclique (Blade Runner, Drakkan d'une
certaine manière, Focusing de Tamas Waliczsky - à voir même
s'il n'est pas classé dans les jeux).

>
> > Il snobe le cinéma numérique alors que, jeune
> > > c'était son fight personnel de faire chier les spécialistes du cinoche
à
> > la
> > > papa;
> >
> > * pas tant que cela. c'est un peu un cliché. quand tu lis les articles
de
> > jlg
> > dans les cahiers il était bcp plus conciliant que truffaut. Ce dernier a
> > pourtant répété le cinéma qu'il critiquait, alors que jlg a été ailleurs
> > :-).
> > donc entre le fight théorique-discursif et le fight artistique, un écart
> > parfois.
>
> >>>>>>> y en a qui lit encore ces putains de cahiers ? j'ai été élévé à
> Starfix, Mad Movies, Ecran Fantastique, je chourrais Newlook pour sortir
le
> pus de ma jeunesse, en même temps j'achetais l'intégrale de Joy,
L'Equerre,
> Globe, Egoiste (que je récoltais comme pourboire au bar du Ritz quand
> j'étais Barman en 89), les Inrocks, Actuel (que je ne lisais pas),
Modernes,
> Kamikaze (de Rennes) je passais mon temps à la FNAC de Montparnasse en
> essayant de faire le gigolo à la Coupole - ça marchait pas - à la
librairie
> Parrallèles rien que pour voir les nichons de la patronne top bonne (elle
a
> 50 piges maitenant mais elle toujours aussi bandante) j'ai jamais lu les
> cahiers ou si - justement.
> regardez ce connard d'Assayas Olivier pas Michka (que je lis avec
attention)
> , il a fait de la daupe classique avec Berling , je préfère Lecomte à ce
> tarif là.

* Les vieux cahiers.
* Pas de hiérarchie entre la sous-culture et la dite grande culture.
Aucune hiérarchie dans un sens ou dans l'autre. On est plutôt
d'accord. Mais il faut aller jusqu'au bout et mêler Starfix et les cahiers,
les boucles
de Ligetti et celles de Mouse on Mars, etc.

>
>
> > maintenant le voilà le vieux con qui critique ce qu'il était : un
> > > jeune con.
> >
> > * bof. Les questions qu'il pose, comme celles que posaient S. Daney
> > par rapport aux technos, sont intéressantes car elles interrogent
> > la responsabilité (du destinateur et du destinataire). Au cinéma, tout
> > est question d'espacement (l'écart entre deux plans, le hors-champ,
> > la syllepse, les mouvements de caméra, la bande-son, etc.).
> > Quel est l'espacement cybernétique et interactif? Quelle est la zone
> > qui n'est ni le point de départ ni le point d'arrivé, mais un no man's
> > land où le temps et l'espace s'étire? La structure hypertextuelle du web
> > où tout semble équidistant (pointer c'est capter, cliquer c'est passer)
> > permet-elle le développement d'une esthétique au sens du
> > percevoir qui suppose tjrs un écart, une disjointure, une différance?
> > Quel autre modèle que le Xanadu avons-nous à proposer sur le réseau?
> > Toutefois parfois
> > leur réflexion tend vers la critique à cause d'une certaine ignorance
> > de jlg, ou tout du moins d'une connaissance superficielle du phénomène
> > technologique. On pourrait apercevoir une certaine convergence entre
> > des modes narratifs de ses films et l'interactivité.
> > Il y a peut-être une autre alternative que celle que nous tend les
médias
> :
> > le jeunisme qui plonge dans les technos sans regarder en arrière avec
> > un enthousiasme irréfléchi (de toute façon à chaque génération on
> > nous fait le même coup) ou les discours réactionnaires (Virilio) dont
> > la méfiance est une défiance tout aussi irréfléchi.
> >
> >>>> je m'en bats les couilles c'est pour les étudiant de Paris 8. (je les
> plains)

* le rejet des universitaires me fout toujours un peu la trouille,
quand on s'en prend à eux c'est jamais très bon signe
c'est un discours du ressentiment. Il s'agit de refuser l'autorité
discursive
("moi j'ai appris ça") comme celle de l'existence ("moi j'ai vécu ça").
Seulement argumenter sur des plans hétérogènes.
+ je n'ai jamais été étudiant à Paris 8.

> je n'ai qu'un

* (pourquoi cette formule restrictive?)
* les technos, ou ailleurs, sont une zone de tekhné et d'épistémé
où ces différences de cursus ne sont pas très importantes.

CAP de serveur ;  j'ai fait du room service à Cannes en 91
> c'est comme ça que j'ai approché pour la première fois la Vanité.
> moment décisif de mon existence. je tapais des nouvelles en lisant
Bukowski,
> Harrison, Miller,
> Breat eston Ellis (less than 0) et je m'incrustais aux teufs de canal +,
> comme ça que j'ai dragué Elli Medeiros qui s'est foulé une chevill en
> cahntant Gene Vincent chez Frederic Mittérand (je lui ramenai son café au
> lit)

>
>
>
> > > En littérature, Sollers est moins con : il approuve Houellbecq...
Godard
> > > aurait dû parrainer L. V.Trier.
> >
> > * pas sûr à propos de Trier. Europa est pour le moins ambigu et Breaking
> > The Waves un fourre-tout de tous les clichés mysogines (la femme
> sacrifiée,
> > etc.) Quant à Sollers qui approuve Houellbecq, il y a tout de même un
peu
> > d'humour dans son attitude.
>
> >>>>> l'humour c'est la politesse du désespoir et j'ai l'impression que le
> monde est malpoli.

* oui

>
>
> Quel Sollers, celui de Tel Quel
> > ou celui d'aujourd'hui? Celui qui écrivait autrement et expérimentait ou
> > celui qui écrivant toujours avec talent est devenu plus classique et
s'est
> > raccroché au lisible ?
> >
> >>>> >  d'accord avec ta descente de Trier, pour moi Trier n'est pas un
> cinéaste (...), c'est un artiste contemporain, un malin quoi... il
> m'emmerde. je le sens venir ; il a bouffé à tous les rateliers :
> expérimental , clip,
> soap, avant-garde arty... je préfère Egoyan *** (un peu raté en ce moment,
mais avant...), Cronenberg*** (eXistenZ  bcp
plus important que ce qui en a été dit + tous les autres), Fincher (*bcp
moins fort) et le mec
> qui a fait "Happiness" Sayles*** je crois ? ou
> "en la compagnie des hommes", hier soir très bon film : "Swimming with the
> sharks" ***

>
>
> bon rank faut que je file je fais le figurant à l'hopital saint Anne pour
un
> photographe.
>
> je t'aime rank mais en fait on n'est pas  du même monde.... toi c'est le
> cortex qui prédomine moi c'est les tripes.
> mais on se comprend.
>
> Th.Th.
>
>
> palais-tokyo \\ + qu'hier et bien - que demain
>