carte des crateurs d'oeuvres de bobig

Th.Th. thth@free.fr
Fri, 12 May 2000 10:58:45 +0200


----- Original Message -----
From: [rank] <rank@incident.net>
To: <palais-tokyo@pleine-peau.com>
Sent: Thursday, May 11, 2000 11:23 PM
Subject: Re: carte des crateurs d'oeuvres de bobig


>
>
> ----- Original Message -----
> From: Th.Th. <thth@free.fr>
> To: <palais-tokyo@pleine-peau.com>
> Sent: Thursday, May 11, 2000 11:07 PM
> Subject: Re: carte des crateurs d'oeuvres de bobig
>
>
> >
> > Godard est un vieux crouton qui a fait son temps.
>
> * ah bon? je crois qu'on aurait tous à apprendre
> sur la narration non-linéaire en revoyant régulièrement
> "Nouvelle Vague" et quelques vidéos des 80's.

>>>>> je me tape de la narration non-linéaire, je chie sur les films
destinés aux initiés de la narration-alibi du discours.
je préfère les films linéaires et de toute maniière Alain Resnais avait tout
dit avc "Je t'aime Je t'aime"  en 68 avec Jacques Stenberg comme
scénariste - qui était un Houellbecq bien avant l'heure et qui est mon pôte
, il n'écrit plus depuis la mort de son ami Topor - et Rirsch comme acteur.
le dernier film non-linéaire c'est "lost high way" et j'en fais tous les
jours de ces films : la nuit en rêvant.



> il m'emmerde
> > Godard, je suis sur qu'il est n'est pas capable  d'arriver de se mouvoir
> > dans un monde virtuel, d'arriver au 1er niveau de Half Life .
>
> * je crois qu'on doit tous être un peu dépassé en ce domaine pas des
gosses
> de 10 ans
> (ou parfois moins). non?

>>>> actuellment, je préfère la compagnie de gamins à celle d'adultes. y en
a qui préfère les chiens....
je crois que la capacité à se mouvoir, à explorer dans les jeux vidéos est
primordiale pour la prochaine aliénation globale que je ne veux rater sous
aucun prétexte (je vais au charbon) certaines personnes vont être larguées,
handicapées, faudra passer son permis d'existence virtuelle. je me
débrouille pas trop mal mais je n'ai pas mon permis de conduire. les gamins
et les gamines de 10 ans sont dans la compulsion , pour çà que je les
aime.... mon idole aujourd'hui c'est pas Deleuze, ni Godard c'est Pokemon.
>
> Nous sommes  à
> > l'êre de la compulsion.
>
> * oui, pq pas? j'en ai des tonnes comme cela: contamination,
> complexification,
> différenciation, cybernétisation, cryogénisation, etc.

>>> compulsion suffit, le reste c'est du "remplissage" de tabloïds
d'intellelectuels.

> Il snobe le cinéma numérique alors que, jeune
> > c'était son fight personnel de faire chier les spécialistes du cinoche à
> la
> > papa;
>
> * pas tant que cela. c'est un peu un cliché. quand tu lis les articles de
> jlg
> dans les cahiers il était bcp plus conciliant que truffaut. Ce dernier a
> pourtant répété le cinéma qu'il critiquait, alors que jlg a été ailleurs
> :-).
> donc entre le fight théorique-discursif et le fight artistique, un écart
> parfois.

>>>>>>> y en a qui lit encore ces putains de cahiers ? j'ai été élévé à
Starfix, Mad Movies, Ecran Fantastique, je chourrais Newlook pour sortir le
pus de ma jeunesse, en même temps j'achetais l'intégrale de Joy, L'Equerre,
Globe, Egoiste (que je récoltais comme pourboire au bar du Ritz quand
j'étais Barman en 89), les Inrocks, Actuel (que je ne lisais pas), Modernes,
Kamikaze (de Rennes) je passais mon temps à la FNAC de Montparnasse en
essayant de faire le gigolo à la Coupole - ça marchait pas - à la librairie
Parrallèles rien que pour voir les nichons de la patronne top bonne (elle a
50 piges maitenant mais elle toujours aussi bandante) j'ai jamais lu les
cahiers ou si - justement.
regardez ce connard d'Assayas Olivier pas Michka (que je lis avec attention)
, il a fait de la daupe classique avec Berling , je préfère Lecomte à ce
tarif là.


> maintenant le voilà le vieux con qui critique ce qu'il était : un
> > jeune con.
>
> * bof. Les questions qu'il pose, comme celles que posaient S. Daney
> par rapport aux technos, sont intéressantes car elles interrogent
> la responsabilité (du destinateur et du destinataire). Au cinéma, tout
> est question d'espacement (l'écart entre deux plans, le hors-champ,
> la syllepse, les mouvements de caméra, la bande-son, etc.).
> Quel est l'espacement cybernétique et interactif? Quelle est la zone
> qui n'est ni le point de départ ni le point d'arrivé, mais un no man's
> land où le temps et l'espace s'étire? La structure hypertextuelle du web
> où tout semble équidistant (pointer c'est capter, cliquer c'est passer)
> permet-elle le développement d'une esthétique au sens du
> percevoir qui suppose tjrs un écart, une disjointure, une différance?
> Quel autre modèle que le Xanadu avons-nous à proposer sur le réseau?
> Toutefois parfois
> leur réflexion tend vers la critique à cause d'une certaine ignorance
> de jlg, ou tout du moins d'une connaissance superficielle du phénomène
> technologique. On pourrait apercevoir une certaine convergence entre
> des modes narratifs de ses films et l'interactivité.
> Il y a peut-être une autre alternative que celle que nous tend les médias
:
> le jeunisme qui plonge dans les technos sans regarder en arrière avec
> un enthousiasme irréfléchi (de toute façon à chaque génération on
> nous fait le même coup) ou les discours réactionnaires (Virilio) dont
> la méfiance est une défiance tout aussi irréfléchi.
>
>>>> je m'en bats les couilles c'est pour les étudiant de Paris 8. (je les
plains)
je n'ai qu'un CAP de serveur ;  j'ai fait du room service à Cannes en 91
c'est comme ça que j'ai approché pour la première fois la Vanité.
moment décisif de mon existence. je tapais des nouvelles en lisant Bukowski,
Harrison, Miller,
Breat eston Ellis (less than 0) et je m'incrustais aux teufs de canal +,
comme ça que j'ai dragué Elli Medeiros qui s'est foulé une chevill en
cahntant Gene Vincent chez Frederic Mittérand (je lui ramenai son café au
lit)



> > En littérature, Sollers est moins con : il approuve Houellbecq... Godard
> > aurait dû parrainer L. V.Trier.
>
> * pas sûr à propos de Trier. Europa est pour le moins ambigu et Breaking
> The Waves un fourre-tout de tous les clichés mysogines (la femme
sacrifiée,
> etc.) Quant à Sollers qui approuve Houellbecq, il y a tout de même un peu
> d'humour dans son attitude.

>>>>> l'humour c'est la politesse du désespoir et j'ai l'impression que le
monde est malpoli.


Quel Sollers, celui de Tel Quel
> ou celui d'aujourd'hui? Celui qui écrivait autrement et expérimentait ou
> celui qui écrivant toujours avec talent est devenu plus classique et s'est
> raccroché au lisible ?
>
>>>> >  d'accord avec ta descente de Trier, pour moi Trier n'est pas un
cinéaste (...), c'est un artiste contemporain, un malin quoi... il
m'emmerde. je le sens venir ; il a bouffé à tous les rateliers :
expérimental , clip,
soap, avant-garde arty... je préfère Egoyan, Cronenberg, Fincher et le mec
qui a fait "Happiness" Sayles je crois ? ou
"en la compagnie des hommes", hier soir très bon film : "Swimming with the
sharks"


bon rank faut que je file je fais le figurant à l'hopital saint Anne pour un
photographe.

je t'aime rank mais en fait on n'est pas  du même monde.... toi c'est le
cortex qui prédomine moi c'est les tripes.
mais on se comprend.

Th.Th.