.ht

rank rank@incident.net
Tue, 25 Apr 2000 19:52:36 +0200


----- Original Message -----
From: Frederic Madre <fmadre@wanadoo.fr>
To: <palais-tokyo@pleine-peau.com>
Sent: Tuesday, April 25, 2000 7:27 PM
Subject: Re: .ht


>
>
> > > l'avenir des produits comme flash est, lui, certain
> > > il est inutile de perdre du temps avec
> >
> >* es-tu au courant du marché web?
>
> evidemment. et ce n'est pas le mien
> donc flash serait pour moi une perte de temps
> et pire, une erreur
>
> >*  pas si sûr, car le netart peut avoir deux
> >logiques : répéter le flux du réseau ou le
> >couper, le suspendre un instant. Ces 2 logiques
> >sont valables l'une et l'autre.
>
> a ceci près que, je répète, le net art ne m'intéresse pas specialement
plus
> que le net porn, le commerce, l'info, les search engines... enfin,
> j'exagère ce qui me ré-intéresse + en ce moment c'est ça
> http://www.powazek.com/
> http://www.leatheregg.com/
> http://www.thinkdink.com/
> http://psionic.nu/
> http://www.captaincursor.com/
> enfin, ce genre là, les weblogs
>
> a ceci près, disais je,
> je suis d'accord avec toi
> reste à trouver des exemples de coupure de réseau qui me convainquent
>
>
> >La première se place dans une optique critique
>
> pas forcément. les weblogs c'est en plein dans le non critique
> dans l'utopie totale des possibilités du reseau

* utopie ou u-topie
* Louis Marin / à Thomas Moore
si l'utopie est l'idéalité alors non, si c'est un no man's land
lime plutôt que frontière, alors ok
créer des objets non spécifiés, non reconnaissables.


>
> >(discours connu et reconnu de l'art contemporain,
>
> donc, pas le mien)


>
> * pas pour moi,
> >ayant conçu le cd-rom "mémoires de la déportation" (mobius 1999)
> >et pas mal de sites, les projets sont très différents.
> >Il est bien évident que l'interactivité sociale (plusieurs participants)
> >est au coeur des travaux sur le réseau (par ex. le travail de reynald).
>
> pour moi c'est un leurre total
> et pour les participants et pour l'auteur
> c'est fini le theatre du soleil
> et l'ecole des beaux-arts

* ? > quand je parle d'interactivité
je ne tombe bien sûr pas dans
le fantasme d'une création ou intelligence collective (Lévy)
mais seulement du processus technique de l'interactivité
cad un "échange" être humain-machine. La qualité
de cet échange rest ebien sûr à qualifier.

>
> >On peut révéler plus encore l'interface ou l'effacer, les 2 sont
> >intéressants.
>
> tu as raison
> mais reste la question de
> qu'est ce qu'on veut dire ?!

* oui, ok, d'accord
mais ce qu'on veut dire n'est "rien" d'autre que l'interface
non pas au sens d'une simple confusion fond-forme,
mais plutôt de l'agencement inséparable entre les deux,
qui ne sont donc pas deux.
si la question qu'est-ce que cela dit? peut trouver une réponse
alors on est dans la consomnation, l'équivalence, etc. donc
dans l'Araisonnement. Très peu pour moi. Il faut que cela
parle mal, que cela bégaye, que les critiques aient du mal
à en parler pour que quelque chose arrive.
"veut dire" = instrumentalité et discours de la volonté,
donc d'une certaine forme de technique qui ne m'intéresse pas?
plutôt = "qu'est-ce que ça veut dire et qu'on n'entend pas."

>
> >* c'est faux = tant mieux. Simulacre de simulacre.
>
> hum.

* ok, un peu facile, toutefois toujours valable
bonne précaution pour ne pas tomber dans
la naïveté de la métaphore référentielle.

>
> >* parce qu'il y a une interactivité sociale.
>
> que vient faire là ce qualificatif ?

* sociale, seulement au sens d'être à plusieurs,
* penser la communauté dans son absence,
c'est un des enjeux du réseau, non?
(d'ailleurs qu'est-ce qu'on fait """là""")

>
> > > >Où est ta résistance à toi quant au flux?
> > >
> > > très ténue, justement
> >
> >* position classique dans l'art contemporain
>
> ne recommence pas à m'énerver! je te parle d'internet pas de l'art
> contemporain, classique

* tout de même on ne peut pas écarter cette question
car les discours sont ici surdéterminés par le milieu
de l'art. Il y a des présupposés dans la relation fond-forme, etc.
qu'il faut rendre explicite.
j'espère moi aussi que quelque chose d'autre arrivera,
mais cet autre ne pourra arriver que dans le souci
d'une différenciation et d'une problématisation de l'art.

>
> >qui manque un tout petit peu de force tout de même, non?
>
> le jour ou on aura épuisé les possibilités de ce flux ne sont pas là

* tu travailles sur une question intéressante mais qui n'est pas
la seule possible.

>
> > > comme on voudras
> > > c'est effectivement la différence
> >
> >* peu de risque.
>
> risque que tout le monde s'en foute
> ne comprenne rien
> aille et vienne
> plaisir que tout le monde s'en foute
> aille et vienne
> ne comprenne rien

* crois-tu que c'est le but,
mais si c'est l'effet alors
quel est le problème.
faut-il ici, dans l'expérimentation,
avoir ce rapport aux utilisateurs.
je ne dis pas qu'il ne faille pas y penser,
mais pas de cette manière, pas dans
l'adaptation de l'offre à la demande,
plutôt penser une offre qui dépasse
toute demande.
L'indifférence n'est pas quelque chose
de nécessairement négatif, elle peut
aussi être le signe d'un écart entre le perçu
et le perceptible, un effet de complexification.


>
> >développement d'une esthétique standard
> >au netart.
>
> je ne sais pas ce que ça serait
> vraiment

* on pourrait catégoriser les net.installations.
il y a déjà des clichés (JODI, intéressant il y a
quelques années, mais repris depuis).


>
> >* révéler la limite de la technique (incident).
> >* faire la différence entre site corporate (accessibilité)
> >et netart (responsabilité).
>
> hum.
> voir.

* la responsabilité c'est justement
d'entendre ou simplement de s'en
foutre parce qu'on ne veut pas perdre
de temps, mais sans cette perte (de temps)
comment les utilisateurs pourraient-ils même entendre
quoi que ce soit, et ta question du signifiant n'aurait
alors plus aucun sens.

>
> f.
>
>
> palais-tokyo \\ + qu'hier et bien - que demain
>