.ht
rank
rank@incident.net
Tue, 25 Apr 2000 17:36:31 +0200
il fait très beau dehors
----- Original Message -----
From: Frederic Madre <fmadre@wanadoo.fr>
To: <palais-tokyo@pleine-peau.com>
Sent: Tuesday, April 25, 2000 4:44 PM
Subject: Re: .ht
>
>
> >de développement court. le html ou le javascript
> >n'ont pas plus de "sens" que le Flash.
>
> ce sont des langages nés pour internet
> ils y ont donc un sens propre
> flash un sens figuré
* flash avant son rachat par macromedia
était développé spécifiquement pour le web
+ flash 4 intègre un langage de programmation
qui a des capacités propres au web, comme
director (chat, etc.)
>
> >* je ne comprend pas très bien la relation entre le pourquoi
> >et le comment, cad entre l'episteme et la techne.
> >soit plus clair.
>
> "ne comptons que sur nos propres forces"
> "le pouvoir est au bout du fusil"
> du grand timonier
>
> >* exception fait dans des animations
> >en fondu enchainé.
>
> je pense que si on ne peut pas faire qq chose, c'est tant mieux souvent
> on fait autre chose
> je prends cet exemple
> http://www.hanappe.com/sylvierik/luka/
> l'espace vide à droite a été fait parce qu'elle ne savait pas faire
apparaitre une fenetre juste à la dimension, handicapée
> je trouve ça bcp plus touchant comme ça
* ok la limitation n'est pas un manque à combler
l'impossibilité technique une frontière à imaginer.
>
> > > je ne discute pas de flash sur toutes plates-formes
> > > je parle d'internet
> >
> >* quel rapport? où es-tu ?
>
> pour moi, flash ça me fait penser à des cd-rom
> pas à internet
* c'est souvent son utilisation,
mais on peut l'utiliser d'une autre manière,
non pour créer des animations mais
de l'interactivité.
+ penser à la convergence offline et online,
ne pas opposer ces deux logiques.
>
> >* l'avenir de tous les standards est incertain
> >il faut savoir développer dans cette incertitude.
>
> l'avenir des produits comme flash est, lui, certain
> il est inutile de perdre du temps avec
* es-tu au courant du marché web?
>
> >* il faudrait que tu réfléchisse un peu plus à la relation
> >plein-écran, partie d'écran. Il y a là un hors champ,
> >la relation entre la fenêtre prise comme immersion
> >et la fenêtre comme instrumentation et système.
>
> c'est un non sens, car une impossibilité
> sur internet
> l'immersion
* pas si sûr, car le netart peut avoir deux
logiques : répéter le flux du réseau ou le
couper, le suspendre un instant. Ces 2 logiques
sont valables l'une et l'autre.
La première se place dans une optique critique
(discours connu et reconnu de l'art contemporain,
il y a plein de Duchamp devenu triste).
La seconde, sans être constructive, a pour objet
de "dépasser" l'étape déconstructiste des canons
artistiques pour proposer (prendre ce risque) quelque chose,
avec, il est vrai, une certaine naïveté.
>
> >Absurde dans la relation fond-forme.
> c'est ce que je pense, oui
> c'est absurde de vouloir couper des pages du reste
> on dirait, les protéger
> de quoi ?
* quand on fait un fullscreen on ne coupe pas
avec le reste, on laisse jouer une différence. La
fenêtre vient recouvrir l'écran de l'utilisateur qui
est sa quotidienneté. De ce fait cette dernière
est comme révélée, absente elle se présente
pour la première fois. Non couper mais
laisser jouer des différences d'intensités.
>
> on dirait, qu'on a pas envie d'etre sur internet
> mais sur un cd rom
> c'est tres clair
* pas pour moi,
ayant conçu le cd-rom "mémoires de la déportation" (mobius 1999)
et pas mal de sites, les projets sont très différents.
Il est bien évident que l'interactivité sociale (plusieurs participants)
est au coeur des travaux sur le réseau (par ex. le travail de reynald).
De plus attention au rapport passivité-activité et à la dialectique
offline online, elle est peut-être un peu naïve (peut-être faudrait-il
penser à la passibilité avant tout cad à la relation entre l'esthétique
et la perception - ce n'est pas la même chose) et manque
de repère dans le temps. Dans les deux cas, une logique liée
à l'histoire de l'informatique : l'effacement progressif de l'interface.
On peut révéler plus encore l'interface ou l'effacer, les 2 sont
intéressants.
>
> >L'interface RV = le contenu de la RV,
> >ce qui n'est pas le cas des interfaces
> >métaphoriques de type bureau mac.
>
> je pense que la realité virtuelle dans un browser
> c'est faux, dans le sens déplacé
> (ce n'est pas un jugement)
* c'est faux = tant mieux. Simulacre de simulacre.
>
> >De ce fait effacer
> >le système de l'utilisateur, l'interface
> >standard des browsers c'est rechercher
> >une singularité narrative, une immersion.
>
> c'est ce que j'avais cru comprendre
> pourquoi ne pas faire un .exe à telecharger ?
> comme sur teleferique
* parce qu'il y a une interactivité sociale. La construction
à X d'une fiction. De plus cette narration évolue dans
le temps, donc pas de fixité.
>
> >Tu réfléchis par cliché, c'est bien dommage
> >que l'on comprend en quelques secondes,
>
> si on veut et c'est pour ça que tu force l'immersion
* no comment
>
> >mais dans lequel on doit passer du temps.
> >Où est ta résistance à toi quant au flux?
>
> très ténue, justement
* position classique dans l'art contemporain
qui manque un tout petit peu de force tout de même, non?
>
> >Ton site n'est-il pas consomnable immédiatement?
>
> comme on voudras
> c'est effectivement la différence
* peu de risque.
développement d'une esthétique standard
au netart.
>
> > > vraiment. parce que c'est de l'internet handicapé.
> >
> >* no argument.
> >* see Virilio et l'handicap.
>
> pas lu
>
> handicapé au sens ou terminator l'est
> surequipement = handicap
* c'est aussi l'argument de virilio.
* révéler la limite de la technique (incident).
* faire la différence entre site corporate (accessibilité)
et netart (responsabilité).
>
> f.
>
>
> palais-tokyo \\ + qu'hier et bien - que demain
>