[Fwd: bobig's book]
Elise =?iso-8859-1?Q?Lef=E8vre?=
elefevre@cybercable.fr
Wed, 05 Apr 2000 11:10:16 +0200
> suite par e-lise.
trente cinq ans, parfois j'en compte dix de plus... à vrai dire qui pourrait
dire l'age que j'ai.. je n'ai pas d'age tout comme je n'ai pas de visage... j'ai
fermé les volets et j'ai allumer mon ordinateur. Autour de moi ce halo de
lumière qui émane de l'écran me rassure., j'ouvre ma boite aux lettre, cette
jeune fille australienne n'est pas insensible aux mots qui traversent les
continents... elle me raconte sa vie la-bas..récement elle est allée voir les
magnifiques lumieres de nouvelle zelande cela faisait un bon moment qu'elle ne
m'avait donné de nouvelles.
elle m'envoie des photos, je découvre son visage, elle n'est pas laide.. mais à
vrai dire je ne souhaitais pas mettre un corps sur son nom....je suis un peu
décu tout d'un coup..
non, vraiment je ne desirais pas qu'elle m'envoie son image...
==> next ...
>
>
> L'action se passe dans un parc prés de la mairie de Montreuil. A chaque
> fois, c'était la même chose. Assis sur un banc, mâchonnant un sandwich
> italien, je sens le regard des passants se fixer sur ma particularité.
> Tous les regards ne me font pas souffrir. Je suis surtout sensible à celui
> des femmes et des enfants. Les femmes, car avant j'adorais les séduire. Les
> enfants parce que jusqu'à l'âge de trois ans, leurs yeux ne sont encore pas
> teintés d'hypocrisie (méchanceté ?).
> Eclaircies et nuages se succèdent, une silhouette féminine me cache les
> rares rayons du soleil. En contre jour, je n'arrive pas à discerner son
> visage. Il fût un temps où je faisais un effort .c'était fini.trop d'
> histoires, trop de remords. Je continuai à fixer mes chaussures sachant
> pertinemment que l'ombre s'éloignerait .
> Cela faisait deux mois maintenant que je voulais me montrer tel que je suis,
> cesser d'user d'artifices et de me mentir à moi-même.
> 13h15, ingurgitant la dernière bouchée de panino, je décide de rentrer chez
> moi. J'habite vers la croix de Chavaux, à dix minutes d'ici.
>
> Deux tours de clefs : un trois pièces au décor minimaliste. Murs blancs,
> meubles noirs en petits nombres. Dans la salle à manger, une télévision sur
> son meuble remplies de cassettes vidéos, une table hexagonale et ses quatre
> chaises. Sur le sol, un téléphone - répondeur dont le voyant message ne
> clignotait jamais (pourquoi l'avais je acheté ?).
> Je pénètre dans la chambre pour y déposer mon sac à dos. Toujours le
> minimum décorum , un matelas et une couette en guise de lit, une grande
> armoire avec un miroir central. En observant mon reflet, des larmes me
> piquèrent les yeux.
> Deux orbites mollement posées sur le sommet du cou. Des orifices pour la
> bouche et les narines sur la glotte et sur les côtés pour les oreilles. Je
> n'avais pas pris de substances hallucinogènes. Cela faisait trente cinq ans
> que j' étais né sans tête.
>
> palais-tokyo \\ + qu'hier et bien - que demain
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> palais-tokyo \\ + qu'hier et bien - que demain